Mots-clefs

, , , ,

PARIS, 28 mai 2010 (AFP) – Un ancien collaborateur de François de Grossouvre, Pierre d’Alançon, a contesté vendredi des « points » de l’ouvrage « Le Dernier mort de Mitterrand » de la journaliste Raphaëlle Bacqué qui défend la thèse du suicide de l’ancien conseiller de François Mitterrand.

Dans un communiqué transmis à l’AFP, M. d’Alançon a estimé, comme la famille de François de Grossouvre, que « les circonstances du décès » de celui-ci étaient « sujettes à de multiples interrogations ».

L’ancien conseiller de François Mitterrand avait été retrouvé mort à l’Elysée en 1994 d’une balle dans la tête.

L’enquête judiciaire, concluant à un suicide, avait suscité de nombreuses contestations, certains membres de l’entourage du défunt ayant privilégié la thèse d’un assassinat sur fond de rivalités au sein de l’Elysée.

M. d’Alançon fait valoir que le livre « Le dernier mort de Mitterrand » « est rempli d’informations fausses ou erronées », en énumérant une dizaine de points qu’il conteste.

« L’auteure cherche à faire savoir que François de Grossouvre était un conseiller sans influence à l’Elysée, qu’il a trahi son président bien-aimé et qu’enfin il s’est suicidé », écrit-il, en évoquant au contraire un homme « éminemment respectable ».

Il affirme que « si (la) famille et (les) proches » de M. de Grossouvre « se sont tus jusqu’alors, c’est qu’ils ont dû s’effacer devant la raison d’Etat ».

« Mais, poursuit-il, ils n’acceptent pas que, de nombreuses années plus tard, la mémoire de François de Grossouvre soit salie pour des raisons soit commerciales, soit inavouables ».

La parution du « Dernier mort de Mitterrand » (Grasset/Albin Michel), qui s’est imposé au palmarès des meilleures ventes, a suscité de nombreuses réactions de protestations de la famille de l’ex-conseiller de François Mitterrand, qui contestent la version du suicide.

sm/cp

Publicités